
"Rien n'est fixe, rien n'est stable, tout est mouvement"

Des sculptures puisant dans le fond historico-légendaire celtique,
des mots-codes à vocation poétique et musicale, des billets d'humeur, des créations graphiques, du vent et des secousses...
But du jeu : Lacérer le décor et apercevoir la lumière qui filtre au
travers...
J'ai eu vent de quelque chose
Des mots posés dans l'éther en écho de cette histoire
Une histoire d'un soir
Une histoire de tous les jours trops noirs
Une histoire en demi-teinte
Forçément un peu dérisoire
Tissée de candeur non-feinte
Une histoire d'espoir
Aussi
Quoique la fin y cherche toujours son début
Comme l'arpège qui cherche son si
Un démon
Le démon qui aimait les anges
Dirty but pure
Un festival sous-cutané de métal lourd
Spirales en suspension et danses étranges
Séduction-réflexion
Deep breathe – respiration
Hors agent orange
L'antique festin du démon
Ce démon qui aimait les anges
Il balayait d'un large mouvement d'ailes
Toutes les contradictions
Pour être avec elle il brisait sa prison
Sape les fondations
Changer de peau
Oui
Faire échange
Pour être aimé d'elle
Pour le démon qui aimait les anges
Trois mille ans d'attente à croiser son regard
En équilibre précaire sur un pont d'argent
Noir dehors brillant dedans
A affûter le mot à parfaire son art
Se faire aimé d'elle oui
Et capturer l'étoile dans son regard
La chérire au plus près de son coeur noir
Pour enfin porter le désir d'ailes au firmament
Dealin' with myself is such an hard job – he said
Faut-il tomber l'habit
Au grand risque que la ténèbre ainsi révélée
N'esquisse sourire requin avant de tout avaler
Faut-il changer la couleur
Clouer la défroque à son lit de douleur
Attire d'elle se peut-il
En écartant la broigne pour y trouver la douceur
Et toucher
Enfin
Le démon aimait un ange
Comme dans les contes
D'un revers écarte toute honte
Et voit que palpite fer de lumière dans la fange
Voit et sent la chair sous la lumière de l'ange
Oh
Ce manteau noir qui sied si bien
Ce lourd manteau trempé d'eau
Triste l'or pâle qui luit sous cette peau
Oui
Triste frontière de chair à couper au couteau
A faire surgir ce qui est caché
Et forcer le reflet que renvoit le miroir de l'eau
Dirty but pure
Comme au premier soleil songe-t-il
Comme au premier jour
Est gravé fer rouge le mystère d'amour
Bullshit and poetry
Je tente de tracer un pont.
Un pont entre ce qui fut, est et sera. Ce pont est une ligne qui par nature est destinée à relier des éléments épars. Destinée aussi à traverser le décors-interface que l'illusion-monde nous impose naturellement.
A dire vrai, nous sommes le principe actif de l'illusion.
Derrière les ruines morcelées de l'apparence-réalité se cache une Vérité. Une unité qu'il nous faut retrouver pour accéder à notre humanité, c'est-à-dire à nous-même.
Il s'agit là de conscience ; il s'agit là d'imprégnation : nous sommes des champs d'information d'origine angélique dont le vecteur principal est l'AMOUR ; véhicule de lumière qui nous ramènera chez nous. C'est-à-dire, encore une fois, à la totalité de nous-mêmes – et ce quoi qu'il en coûte.
Les mots qui séparent et qualifient peuvent et doivent être vecteur d'union, verbe créateur, lame tranchant l'illusion.
Des outils : l'Amour, la Guerre, les Mots, la Sculpture.
Ceci est ce que je nomme « Bullshit and poetry » ou encore « Sculptures et Humeurs ».
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