





Un soleil éclaire ton visage comme les vagues lèchent le rivage
Deux étoiles au fond de tes yeux allument un feu d'argent aux reflets bleus
Trois lunes bouclent tes cheveux d'un reflet d'or
Un soleil aux rayons marins
Deux étoiles et tes yeux sont de feu
Trois lunes te font une couronne
Et qu'y a-t-il encore sous le ciel ?
Quatre pommiers aux fruits toujours mûrs sont un gage pour le futur
Cinq branches indiquent cinq directions qui toutes convergent vers ma maison
Six portes et six fenêtres y ouvrent sur les profondeurs de l'être
Quatre pommiers aux fruits d'immortalité
Cinq branches sous les frondaisons indiquent la direction
Six ouvertures jamais fermées pour les gens qui vivent l'aventure
Et quoi d'autre encore au-delà du bosquet ?
Sept nains rencontrés sur le chemin ; chacun tient son outil à la main
Huit pattes pour le coursier d'Odin – il galoppe librement dans le froid du matin
Neuf les fées rencontrées en chemin - chacune sait une histoire qui dure jusqu'au matin
Sept nains laborieux qui creusent la terre pour trouver les trésors les plus vieux
Huit pattes pour le poulain magique qui vient des terres nordiques
Neuf fées avec lesquelles il ne vaut mieux pas trop discuter
Et voici que sous le ciel
Au-delà du bosquet de saules
C'est toute l'étrangeté du monde
Que l'on salue
Et que l'on frôle
**
*
plus de fins misérables à secourir
- chacun a le droit de mourir
plus de Grand Rien à remplir
- on sait désormais se nourrir
plus de mains au hasard à déployer
- on n'a plus peur de se noyer
mais tant encore
tant de
corps soyeux à découvrir
et caresser
La mort on l'a enfermé dans le placard des
maléfices
libres qu'on est désormais de déployer nos contre-mesures
libres qu'on est désormais de composer nos partitions à l'unisson des vents de roche
on construit nos édifices sur mesure – ni beaux ni moches
La mort on l'a bouclé pour l'éternité
On a jeté la clé et plus rien n'importe
On a aussi soudé la porte
Miné l'accés en commandos surentrainés – lames tranchantes réflexes conditionnés
Ne reste plus rien que nos formes évaporées
Dansantes dans la brume dorée du matin
Il n'y a plus que nous sur le sentier
Rien que nous à arpenter le chemin
Sous le courant de la
sinueuse au masque d'argent-miroir
Je suis algue verte doucement balancée
Cailloux brillant poisson d'argent sans le vouloir
Ma nature insensiblement a changé
Je suis toi tu es moi
C'est le courant qui nous porte
Et nous abriterons nos ébats
Au plus profond de ta grotte
Marine
Trouble et claire à la fois
Maline
Chantante à claire voix
Notre duo pour le commun invisible
Infrabasse et ultrasons de nos chansons
Figent pour un instant le monde sensible
Dans le secret de notre langage
ni fille
ni garçon
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